Le tram s'envoie en l'air !

Non loin de l’auditorium, place jean Bouhey, le trottoir se soulève, forme une courbe, un ruban, ciselé par un instrument qui aurait tranché et décollé le bitume du sol, un copeau qui se détache.  « Copeau de trottoir »c’est en effet ainsi que l’a nommé en 1991 sa conceptrice, l’artiste d’origine australienne Christine O’Loughlin.

Cette plasticienne qui vit aujourd’hui en France, intervient principalement dans des lieux publics. Elle se sert des moyens du bord, des objets du lieu pour créer un univers insolite, transfigurant le quotidien en fiction poétique. Elle nous offre une approche du réel qui force notre regard et interroge notre monde.

                Le parcours du tram pourrait-être l’occasion de revisiter les atouts culturels plus ou moins connus de notre ville. Nous avons tout particulièrement voulu rendre hommage à cette artiste dont l’œuvre, qui fait partie de notre patrimoine culturel, mérite un détour curieux.

Nous avons souhaité souligner le côté ludique et poétique de sa sculpture. Nous avons imaginé qu’à l’approche de cette œuvre, le tram prendrait des ailes, s’élèverait à son tour dans les airs, virevoltant, souriant, léger, dynamisé par cette vision poétique au cœur de la ville. Son tracé prendrait alors lui aussi de la distance par rapport à ce qui est convenu, attendu, il deviendrait looping, faisant ainsi écho à la forme de l’œuvre et à d’autres attractions installées dans ce quartier.

                Il reprendrait ensuite son cours paisible jusqu’à de nouvelles rencontres culturelles. Parions qu’en passant ensuite place Darcy il pénètrera dans  la grotte de l’ours…